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Interview de la semaine : Pierre-Olivier Salomez de La Mutuelle Générale

Cette semaine, le blog Street and Marketing vous propose une interview de Pierre-Olivier Salomez, Chef de Projet Internet à la Mutuelle Générale. Il revient avec nous sur le Street Marketing mis en place par ce géant de l’assurance santé et prévoyance.

Pouvez-vous nous parler d’une action de Street Marketing mis en place par la Mutuelle Générale ?

Nous avons organisé un flashmob le 9 octobre 2010. Nous souhaitions surfer sur la tendance du flashmob qui était à l’époque très forte.

Nous avions un souhait en terme de marketing viral de faire une opération qui permette d’utiliser et de diffuser les codes de la marque. C’est une agence de communication qui a proposé cet événement et comme la mode était aux flashmob, nous avons sauté sur l’occasion. Nous avons donc tenté l’aventure en essayant de trouver un évènement qui permette d’utiliser la musique de la publicité (Dancing with myself de Billy Idol) et de véhiculer nos valeurs. En effet, solidarité, générosité, entraide, humanisme sont les fondations sur lesquelles s’est construite la Mutuelle Générale. Et nous avons donc voulu mettre en avant ces atouts là que d’autres entreprises ou compagnies d’assurances n’ont pas.

Justement, le coté solidaire se retrouve dans le flashmob. Le fait de  réunir des gens symbolisait ce côté-là.

Comme dit précédemment, nous avons utilisé tous les codes de la marque : exemple  avec la signature : « ça déjà mieux » : au début du flashmob une personne en béquilles tombe et tout le monde vient l’aider. C’est à partir de ce moment-là que le flashmob commence.

Le but : était bien sûr de faire du Buzz, mais pas seulement. Nous essayons constamment de nous faire connaître à travers des campagnes télé, des bannières sur des sites, mais il y a aussi beaucoup d’internautes sur les réseaux sociaux et ce n’est pas une cible à négliger. Il était donc important pour nous d’être là où sont les internautes. Nous voulions véhiculer ces codes à travers une vidéo et aller au-delà des personnes qui nous connaissent déjà. Le thème justement du flashmob, créer une certaine affinité avec des personnes qui n’ont jamais entendu parler de nous.

Le lieu : C’est justement un lieu emblématique que nous avons choisi. Le parvis de notre dame est facilement reconnaissable par beaucoup de gens. De plus, en termes de logistique ce lieu est parfaitement adapté non seulement pour faire danser des gens mais aussi les filmer.

La mise en place : Nous avons fait appel à une école de danse d’où l’idée de Mia fry. Nous avons fait appel à son école de danse. Et c’est ensuite, qu’elle s’est proposée pour également assister à la vidéo. Etant donné qu’elle a une certaine notoriété et une certaine crédibilité dans le monde de la danse, cela nous a semblé tout à fait pertinent. C’était la première fois qu’elle participait à ce genre d’évènements et c’est donc elle qui a créé la chorégraphie et qui a sélectionné sa troupe de danseurs (300 danseurs). Le tournage s’est fait un samedi matin à 6h pour éviter la cohue des touristes et autres. Il a fallu deux heures pour créer la chorégraphie et un peu plus de deux heures pour tourner (placer les caméras, flashmob, montage etc.).

Concernant le flashmob en lui-même, avez-vous demandé une autorisation au préalable ?

Oui, nous avons demandé une autorisation à la préfecture de police pour utiliser les lieux. En plus, la préfecture se trouve juste en face du parvis donc il n’était pas du tout possible de faire ça discrètement ou alors sans autorisation. Nous voulions éviter les incidents ou débordements. Nous avons donc déposé notre créneau horaire et avons obtenu notre autorisation de tournage juste après. Ils nous avaient donné jusqu’à 9 heures du matin mais ont été sympa et nous ont laissé travailler un peu plus.

Quelles-ont été les retours de cette opération de Street Marketing™ ?

Je ne me suis pas occupé de cette partie donc je ne pourrais pas vous avancer de chiffres. Cependant il me semble que nous avons constaté un nombre plus important de  visites sur le site internet. Il y a également eu beaucoup de partage de la vidéo sur Facebook. (Plus de 1000 fans sur Facebook grâce à cette vidéo). De plus, les vues sur youtube et Dailymotion ont été importantes (plus de 500000 vues). Mais il y a également des blogs qui ont parlé de la vidéo. La meilleure récompense, est que nous avons été nominées aux E-marketing award dans la catégorie vidéo. Nous n’avons pas gagné mais l’important est de savoir que la vidéo a plu.

Dans l’ensemble, comment avez-vous vécu cette expérience ?

Nous avons eu de la chance, tout s’est très bien passé : le temps était parfait et les danseurs très professionnels. Comme je vous ai dit, nous avons même eu un peu de temps en plus de la part de la préfecture de police pour finaliser comme nous le voulions notre opération. Je me rappellerai juste que pour les filles, danser avec des talons sur le parvis n’est pas facile (certaines sont tombées mais pas d’accidents majeurs).

Avez-vous réalisé d’autres projets de ce type ? Ou prévoyez-vous d’en faire ?

Pour l’instant aucun. Nous ne nous posons pas la question de savoir s’il faudrait refaire du street ou plutôt avoir une stratégie mass média. Nous essayons de chercher de nouveaux projets chaque jour. Nous avons lancé une chronique radio avec en « guest star » Michel Cymes. Depuis le 11 avril dernier, les chroniques « ça va déjà mieux » sont présentées chaque matin sur RTL. Ce rendez-vous santé délivre informations et conseils sur la prévention et un éclairage sur le système de santé de remboursement des soins. Il faut constamment être créatif dans ce type de projet. On y va doucement mais surement.

Avez-vous l’exemple d’une campagne de Street (Française ou étrangère) qui vous ai beaucoup marqué et pourquoi ?

Oui une en particulier que j’avais trouvé plutôt pertinente et bien faite. C’était pour la marque Gap au Canada, pour le lancement d’une nouvelle gamme. Je ne me souviens pas du nom de la gamme mais de la promesse : « renverse tout ». Et ils avaient tout simplement mis à l’envers tout le magasin mais aussi les voitures garées en face du magasin.  La pancarte était à l’envers, les affiches, les mannequins. Non seulement l’agencement du magasin était bien fait mais ils avaient en plus pris la peine de renverser les voitures en face du magasin et donc d’attirer la clientèle par ce procédé très simple car les voitures étaient sur des emplacements de parking.

 

L’équipe de Street and Marketing remercie Pierre-Olivier Salomez pour cette belle interview.

Interview réalisée entre 2009 et 2013.